Il faut d'abord savoir que les glucides sont nécessaires pour notre organisme. En effet, ils sont le carburant pour les cellules musculaires, et plus important, pour les cellules nerveuses. C'est pour cela qu'une crise d'hypoglycémie peut facilement entrainer des pertes de connaissance. A partir de ce point, il est assez facile de comprendre pourquoi notre organisme est conditionné à aimer les produits sucrés.

Ensuite, un des autres points qui nous fasse aimer le sucre nous vient de nos très lointains ancêtres. Je ne veux pas parler de votre arrière grand-mère, ou bien du chasseur / cueilleur préhistorique, mais plutôt de ces ancêtres qui avaient un corps couvert d'une fourrure, mesuraient 50 cm au garrot, et passaient leurs journées à batifoler dans les arbres : les hominidés et primates primitifs d'il y a plus de deux millions d'années.
Pour ces êtres là, une partie de la nourriture était composée de fruits tropicaux. Et ceux-ci ont la particularité suivante : ils sont nutritifs parce qu'ils sont sucrés, ils sont sucrés parce qu'ils sont murs. Et donc nos ancêtres génétiquement avantagés pour apprécier le sucre ont naturellement préféré les fruits mûrs et nutritifs, donc un meilleur apport énergétique pour l'organisme. Au final, cela revient à renforcer le premier point, à savoir fournir le plus d'énergie possible à l'organisme.

Bref, nos ancêtres ayant été par le biais de l'évolution génétiquement favorisés à aimer le sucré pour une question de survie, il n'est pas étonnant que cette caractéristique se retrouve chez nous, même si la notion de survie ne s'applique plus vraiment (en temps qu'omnivore, notre apport de glucides est suffisamment varié), et même si maintenant cet amour du sucre est plus un poids qu'un avantage (jeu de mots ayant rapport avec l'augmentation des cas d'obésité inside).