Le contexte

À l'origine, j'étais orienté vers les portables de petite dalle : iBook 12" puis MacBook 13,3", principalement pour une question d'encombrement et de mobilité. Entre temps, j'ai commencé à utiliser ma machine pour le travail, et le besoin d'une dalle plus grande s'est fait sentir : j'aime avoir le maximum de code affiché à l'écran pour ne pas avoir à trop défiler dans la même fenêtre. Ne souhaitant pas abandonner Mac OS X, système convenant parfaitement à mes besoins, je n'avais pas beaucoup de choix possibles : ce serait un MacBook Pro. En revanche, pas question de prendre la version en 17" : c'est plus cher, mais surtout je trimballe le portable tous les jours, et n'ai pas envie de transporter trop de poids inutilement sur mon dos. Dont acte, achat d'un MacBook Pro 15,4". Lorsque il s'est agit de changer de machine, je suis resté sur ce modèle, n'ayant pas été déçu par le modèle précédent. Pour des raisons de coût, je me suis « contenté » du premier modèle en 15,4", et y ai ajouté les options à mont goût indispensables, à savoir un disque dur tournant à 7200 tours/minute, une dalle mate et 8 Go de RAM.

Présentation technique de la bête

  • Processeur: Intel Core i7 à 2,3 GHz, 6Mo de cache L3 à vitesse du processeur (Intel 3615QM).
  • Mémoire vive: 8 Go de DDR3-SDRAM 1600 MHz.
  • Disque dur: 750 Go SATA-II 7200 tr/min.
  • Carte graphique: Intel HD 4000 + NVIDIA GeForce 650M équipée de 512 Mo de mémoire graphique, avec bascule automatique.
  • Lecteur CDROM: Graveur DVD DL slot-in.
  • Ecran: 15,4" WSXGA+ (1680x1050).
  • Autonomie: 7h annoncées.
  • Connecteurs d'extensions: Sortie mini DisplayPort / Thunderbolt, 2 connecteurs USB 3.0, un connecteur Firewire auto-alimenté (800 Mb/s), Ethernet 10/100/1000 Mb/s, sortie son analogique / numérique (optique), entrée son analogique / numérique (optique), lecteur de carte SDXC.
  • Divers: Carte Airport Extreme (WIFI 802.11a/b/g/n), Bluetooth 4.0, iSight intégrée, clavier rétro-éclairé, dalle mate
  • Poids: 2,54kg

Par rapport à mon précédent MacBook Pro l'aspect extérieur est strictement le même.

Utilisation courante

Premier aperçu, premier démarrage

La première chose qui marque, c'est le design général du portable. Tout d'aluminium vêtu, le MacBook Pro arrive à allier classe et sobriété (mais, il faut l'avouer, moins que le modèle Retina). De plus, le design unibody ajoute visuellement un peu de finesse principalement du fait des bords biseautés. Une fois le portable allumé, la seconde chose qui marque est la luminosité de l'écran. L'avantage du rétro-éclairage par LED est que l'écran est immédiatement à sa luminosité maximale, et celle ci n'est pas faible. Cette même luminosité est de plus liée à un capteur qui la fait varier en fonction de la luminosité ambiante : si celle-ci baisse, la luminosité de l'écran en fait autant pour éviter de vous aveugler, et inversement. De plus, si la luminosité globale baisse suffisamment, le clavier s'illumine par en dessous afin de pouvoir continuer à distinguer les touches.

Par rapport au précédent portable, je remarque les deux changements suivant :

  • La température couleur de l'écran est plus chaude, ce qui donne une teinte un peu plus orangée.
  • La touche F4 qui lançait Dashboard lance maintenant le Launcher. Elle est donc passée de relativement utile à complètement inutile… (Le launcher n'a pas la puissance ni la rapidité du combo Spotlight + premières lettres du nom de l'application).

Côté performances globales, le saut de mon ancien MacBook Pro Core i5 vers le modèle équipé d'un Core i7 n'est pas forcément évident, au contraire du passage de l'iBook vers le MacBook. En effet, même si le processeur est d'une génération supérieure, la fréquence nominale est un poil plus basse (je passe de 2,4 GHz par cœur à 2,3 GHz). En revanche, je passe de 2 cœurs physiques (pour un total de 4 threads simultanés via la technologie Hyper-Threading) à 4 cœurs physiques (pour un total de 8 threads simultanés). De plus, la fréquence Turbo Boost quand il n'y a qu'un cœur sollicité passe de 2,9 GHz maximum à 3,6 GHz.

D'un point de vue performances graphiques, je passe donc d'une puce GeForce 330M à une GeForce 650 M. Le saut de génération est évident, celui des performances aussi, principalement dans les jeux où je peux nettement plus pousser les paramètres graphiques.

Pour les fanatiques des chiffres, voici les résultat de GeekBench et de Cinebench :

  • GeekBench 2.3.3 (32 bit)
    • MacBook Pro 15,4" Core i5 2,4GHz : 4766 points (détails).
    • MacBook Pro 15,4" Core i7 2,3GHz : 11029 points (détails).
  • Cinebench R11.5
    • MacBook Pro 15,4" Core i5 2,4GHz : 17,2 fps (détails).
    • MacBook Pro 15,4" Core i7 2,3GHz : 34,34 fps (détails).

Autonomie

Côté autonomie, le bilan est satisfaisant. Avec les différentes applications lancées qui basculent automatiquement sur la carte nVIDIA au lieu de rester sur la puce Intel, je suis à environ 5 à 6 heures d'autonomie effective. Ça reste proche de ce que m'autorisait mon précédent portable. Côté température, il est aussi équivalent à mon précédent portable : tiède en utilisation « normale », chaud en utilisation intensive. Et dans ce cas, j'entends tourner les ventilateurs (ce qui n'était pas le cas avant, du moins pas dans la même gamme de fréquences).

Cette autonomie peux s'expliquer par la capacité du processeur Core i7 à éteindre ses éléments non utilisés, et à la possibilité pour le système de passer d'une carte graphique à une autre en fonction des besoins (la puce intel HD étant nettement plus économe que la puce Geforce 650M), même si ce système est pour le moment loin d'être parfait (voir le chapitre consacré aux défauts).

Confort d'utilisation

Au niveau du confort d'utilisation, deux points sont à aborder : le clavier et le trackpad.

Ce clavier équipe les MacBook Pro depuis le début de la gamme unibody : les touches sont séparées les unes des autres, comme sur un clavier de type Minitel. En terme de confort de frappe, ces touches ne nécessitent pas de frapper fort pour la saisie, mais en revanche laissent l'impression de ne pas avoir appuyé sur celles-ci. De plus, le revêtement noir des touches est très sensible aux traces de doigts.

Côté trackpad, pas de changement visible : le bouton n'est (heureusement) pas revenu, la surface entière reste cliquable. De plus, selon le côté du trackpad sur lequel on appuie, les clics gauche et droit sont gérés. Il supporte les gestuelles à plusieurs doigts (pour zoomer, effectuer des rotations, défiler, etc.).

Divers

J'ai vaguement testé l'iSight, pour laquelle je n'ai pas vraiment d'utilité, et la qualité d'image m'a paru correcte. Elle a les mêmes défauts que ses consœurs : bonne qualité en condition de bonne luminosité, trop de bruits et de saturation des couleurs lorsque la luminosité baisse.

Côté son, les enceintes intégrées sont plus que correctes. Ce n'est bien évidemment pas au niveau d'une installation sonore spécifique, mais le son montre assez haut et le rendu reste clair.

Les défauts

Le produit parfait n'existant pas, le MacBook Pro a quand même ses défauts.

Côté gestion automatique du processeur graphique à utiliser pour le rendu, il aurait été bien de pouvoir forcer une liste d'applications à ne pas basculer sur le processeur nVIDIA lors de leur lancement. Je pense en particulier à Skype (logiciel de communication en ligne) et Twitter (euh… un client Twitter ?) qui n'ont pas besoin d'une grande puissance graphique pour fonctionner. Sans ce problème, je pourrais sûrement avoir une autonomie plus élevée.

Si d'un point de vue esthétique le boitier unibody est agréable, il n'en va pas de même pour les dessous de poignets : la tranche entre le dessus du boitier et la bordure est à angle droit sans arrondi, et donc laisse une sensation désagréable d'entaillement lors de la frappe. Un léger arrondi n'aura pas été de refus.

Enfin, je tiens à relever une faute de goût de la part d'Apple : le portable est une belle machine en aluminium brossé (donc gris), mais les accessoires (adaptateur DVI -> VGA, alimentation, etc). sont d'un beau plastique blanc, qui si pris à part n'est pas moche, mais jure avec l'esthétique tout aluminium.

À noter, Apple à intégré une sorte de caisson de basse sur le côté droit du portable. Du coup, on se retrouve avec un haut parleur à gauche, et deux à droite, ce qui fait qu'à l'écoute le son est déséquilibré, et la balance du volume penche nettement vers la droite.

Ensuite, ce qui fâche : le prix des options. J'assume que pour certaines options (mémoire et disque dur), j'aurai pu prendre le modèle de base et en changer après coup. Mais je n'avais pas envie de me retrouver avec des pièces à essayer de revendre en occasion. Bref. Pour la mémoire, Apple facture le passage de 4 à 8 Go de RAM 100 €. Prix chez Crucial d'un kit 8 Go : 50,22 € TTC (oui, moitié moins). Pour le disque dur, si on ne veut pas du modèle à 5000 trs/min, il faut passer à la taille supérieure, soit 150€ de plus sur la facture. Je ne suis vraiment pas convaincu que ce soit la différence de prix sur le marché. On va me rétorquer qu'il faut bien payer les petites mains qui font les changements, mais je ne suis pas sur que ça fasse une grosse différence qu'elles aillent piocher dans le bac des kit 4Go et celui des kits 8Go. Et même si c'était le cas, la marge sur ces opération me semble assez fantastique. Mais bon, c'est le marché qui veut ça :-)

Conclusion

Malgré ces problèmes d'options mal tarifées, le MacBook Pro Core i7 reste un très bon portable. Pour être franc, il est même à mon avis le meilleur ordinateur (à égalité avec mon MacBook Pro précédent) que j'ai eu jusqu'à présent. En revanche, tout ceci a un prix : comptez pas loin de 2200 euros pour cette machine.