Kindle 4

Les points positifs

  • Le poids : 170g pour le Kindle, 210g pour un livre de poche de 450 pages (Jessie, Stephen King, J'ai Lu). Si on compare à des livres en broché, la différence est encore plus importante : pour Dome (Tome 1, Stephen King, Albin Michel), j'obtiens 884g sur la balance. Avec ce que je transporte quand je me déplace, autant limiter le poids total.
  • L'encombrement : le Kindle entre dans une poche de ma veste, tout comme un livre de poche, mais au contraire d'un broché.
  • La lisibilité : un poil moins contrasté qu'une page de livre, mais plus reposant qu'un écran rétroéclairé. Pour les mesures de contraste comparées à différents papiers, vous pouvez aller jeter un œil aux tests suivants : avec papier imprimante et avec livres et notice.
  • Le placement des boutons de navigation : les boutons de changement de page tombent plutôt naturellement bien sous les doigts (le pouce chez moi), et le bouton de passage à la page suivante est naturellement plus gros que celui de passage à la page précédente. Cerise sur le gateau, les boutons sont dupliqués de chaque côté de l'écran, pour faire plaisir aux droitiers comme aux gauchers.
  • L'autonomie : pas loin d'un mois, avec en moyenne une à deux heures de lecture journalière.

Les points mitigés

  • La richesse de l'offre légale (gratuite et payante) : plus de 950 000 livres en français et autres langues étrangères, plus de 45 000 livres en français, plus de 4 000 livres gratuits et libres de droits. Ça a l'air bien comme ça, mais si on regarde plus en détails, il existe plusieurs versions d'une même œuvre (principalement dans les versions libres de droit). Par exemple : Le tour du monde en 80 jours (Jules Verne), 5 versions différentes; La conquête de Plassans, 3 versions différentes.
  • La tarification : dans les nouveautés, le prix de l'ebook est plus proche du broché que du poche. Il existe quelques exceptions, comme les éditions Bragelonne et Folio SF qui offrent des prix proches du poche, si ce n'est inférieur. Mais dans l'ensemble, c'est cher. Ou alors, il ne faut pas hésiter à lire en VO quand c'est possible, c'est souvent moins cher.
  • Le revêtement de l'écran : Sans être brillant, le revêtement peut être sujet à des tâches lumineuses en fonction de son angle par rapport à la source de lumière.
  • La qualité des livres : certains livres présentent une qualité plutôt médiocre (chapitrage, fautes de typographie, etc.). Même si ça arrive plutôt aux livres gratuits, certains livres « officiels » n'en sont pas à l'abri. Après, même si le lien suivant se concentre sur Amazon, il y a de grandes chances que le problème soit commun et vienne plutôt des éditeurs.

Les points négatifs

  • La saisie de texte : même si ce n'est pas le but principal d'une liseuse, il est parfois nécessaire de pouvoir saisir du texte (annotations, classements, recherche sur la boutique en ligne). Et là, le manque de clavier physique se fait sentir, la navigation au pad directionnel (sur un clavier virtuel alphabétique et non azerty) est peu aisée. C'est dans ce cas que j'arrive à voir la valeur ajoutée de la partie tactile du Kindle Touch.
  • La gestion des PDF : le format PDF est un format à mise en page fixe, et souvent au format A4. Sur une liseuse dont le format d'affichage fait un peu moins du quart d'une A4 (donc un peu plus petit que du A6), c'est illisible. Et le zoom n'est pas pratique à utiliser. Il existe bien des solutions de conversion de PDF vers MobiPocket, mais le résultat est souvent désastreux sur des PDF assez complexes et contenant un grand nombre de graphiques.
  • Le classement des livres : Le système de classement est assez frustre. Il ne permet que quatre tris possibles : par collection (avec les collections elles mêmes triées par date d'accès, et les livres par date de lecture), par titre, par auteur, et par date de lecture. Il n'y a aucune notion de série. Par exemple, si vous souhaitez lire les 20 volumes de la série « Les Rougon-Macquart », il va vous falloir noter quelque part quel est l'ordre normal, le Kindle en étant incapable.

Et par rapport à un iPad ou iPhone

  • Par rapport à un iPad ou un iPhone, les papiers à encre électroniques sont plus agréables à lire que des écrans rétroéclairés.
  • Par rapport à un iPad ou un iPhone, le Kindle est nettement moins adapté aux livres multimédias (avec son ou vidéos, ou même beaucoup d'images).
  • Par rapport à un iPad, le Kindle a un écran plus petit, mais est plus léger (595g pour l'iPad 2).
  • Par rapport à un iPhone, le Kindle a un écran plus grand, mais est plus lourd (135g pour l'iPhone 3GS).