Le contexte

À l'origine, j'étais orienté vers les portables de petite dalle : iBook 12" puis MacBook 13,3", principalement pour une question d'encombrement et de mobilité. Entre temps, j'ai commencé à utiliser ma machine pour le travail, et le besoin d'une dalle plus grande s'est fait sentir : j'aime avoir le maximum de code affiché à l'écran pour ne pas avoir à trop défiler dans la même fenêtre. Ne souhaitant pas abandonner Mac OS X, système convenant parfaitement à mes besoins, je n'avais pas beaucoup de choix possibles : ce serait un MacBook Pro. En revanche, pas question de prendre la version en 17" : c'est plus cher, mais surtout je trimballe le portable tous les jours, et n'ai pas envie de transporter trop de poids inutilement sur mon dos. Dont acte, achat d'un MacBook Pro 15,4". Lorsque il s'est agit de changer de machine, je suis resté sur ce modèle, n'ayant pas été déçu par le modèle précédent. Pour des raisons de coût, je me suis « contenté » du premier modèle en 15,4", et y ai ajouté les options à mont goût indispensables, à savoir un disque dur tournant à 7200 tours/minute et une dalle mate.

Présentation technique de la bête

  • Processeur: Intel Core i5 à 2,4 GHz, 3Mo de cache L3 à vitesse du processeur (Intel 520M).
  • Mémoire vive: 4 Go de DDR3-SDRAM 1066 MHz.
  • Disque dur: 500 Go SATA-II 7200 tr/min.
  • Carte graphique: Intel HD + NVIDIA GeForce 330M équipée de 256 Mo de mémoire graphique, avec bascule automatique.
  • Lecteur CDROM: Graveur DVD DL slot-in.
  • Ecran: 15,4" WSXGA+ (1680x1050).
  • Autonomie: 8-9h annoncées.
  • Connecteurs d'extensions: Sortie mini DisplayPort, 2 connecteurs USB 2.0, un connecteur Firewire auto-alimenté (800 Mb/s), Ethernet 10/100/1000 Mb/s, sortie son analogique / numérique (optique), entrée son analogique / numérique (optique), lecteur SD-Card.
  • Divers: Carte Airport Extreme (WIFI 802.11a/b/g/n), Bluetooth 2.1+EDR, iSight intégrée, clavier rétro-éclairé, dalle mate
  • Poids: 2,54kg

Par rapport au MacBook 15,4" pré-unibody, le MacBook Pro 15,4" unibody est plus large et plus profond d'environ 5 mm, mais aussi moins épais de 2 ou 3 mm. Ces dimensions donnent l'impression visuelle d'avoir une machine nettement plus petite que la précédente, ce à quoi participent les bords biseautés, même si la différence n'est que légère.

Utilisation courante

Premier aperçu, premier démarrage

La première chose qui marque, c'est le design général du portable. Tout d'aluminium vêtu, le MacBook Pro arrive à allier classe et sobriété. De plus, le design unibody semble ajouter un peu de finesse par rapport à l'ancienne gamme, principalement du fait des bords biseautés. Une fois le portable allumé, la seconde chose qui marque est la luminosité de l'écran. L'avantage du rétro-éclairage par LED est que l'écran est immédiatement à sa luminosité maximale. Il n'y a pas besoin d'attendre que les tubes (utilisés sur les autres écrans LCD) chauffent pour atteindre leur éclairage maximal. Cette même luminosité est de plus liée à un capteur qui la fait varier en fonction de la luminosité ambiante : si celle-ci baisse, la luminosité de l'écran en fait autant pour éviter de vous aveugler, et inversement. De plus, si la luminosité globale baisse suffisamment, le clavier s'illumine par en dessous afin de pouvoir continuer à distinguer les touches.

Côté performances globales, le saut de mon ancien MacBook Pro Core 2 Duo vers le modèle équipé d'un Core i5 n'est pas forcément évident, au contraire du passage de l'iBook vers le MacBook. En effet, même si le processeur est d'une génération supérieure, la fréquence reste la même (en temps normal). En revanche, l'ajout de la technologie Hyper-Threading permet de simuler la présence d'un processeur doté de 4 cœurs : deux cœurs physiques capable d'exécuter deux threads simultanément. De plus, il est possible au système d'éteindre un des cœurs du processeurs et d'augmenter la fréquence de l'autre (technologie Turbo Boost). Dans le cas du Core i5 à 2,4 GHz, le cœur restant actif peut monter à 2,933 Ghz. Donc même si on sent un léger mieux, ce n'est pas non plus la claque. D'un point de vue graphique, je passe d'une GeForce 8600M GT à une GeForce 330M. Ce n'est pas un véritable changement de génération, mais plutôt une somme de petites améliorations qui lui permettent d'être plus performante, tout en consommant moins.

Autonomie

Côté autonomie, le bilan est satisfaisant. En utilisation sur batterie, j'ai épuisé 30% de la batterie en 1h30: carte Airport activée, Bluetooth activé, luminosité écran en mode automatique (en général entre milieu et maximum), et utilisation type web (Chrome, NetNewsWire), avec une fin d'installation de Windows 7 dans Boot Camp. Ça laisse présager d'environ 5 à 6 heures sur une utilisation normale avec une batterie pleine.
Cette autonomie est supérieure à celle que me procurait mes précédents portables. Sinon, la capacité de la batterie est passée de 4100 mAh pour l'iBook à 5200 mAh pour le MacBook, à 5600 mAh pour le MacBook Pro Core 2 Duo puis à 6900 mAh pour le MacBook Pro Core i5.

Cette autonomie peux s'expliquer par la capacité du processeur Core i5 à éteindre ses éléments non utilisés, et à la possibilité pour le système de passer d'une carte graphique à une autre en fonction des besoins (la puce intel HD étant nettement plus économe que la puce Geforce 330M), même si ce système est pour le moment loin d'être parfait (voir le chapitre consacré aux défauts).

Confort d'utilisation

Au niveau du confort d'utilisation, deux points sont à aborder : le nouveau clavier et le trackpad.

Le clavier est différent de mon précédent MacBook Pro, mais semblable à celui du MacBook qui l'avait précédé : les touches sont séparées les unes des autres, comme sur un clavier de type Minitel. En terme de confort de frappe, ces touches ne nécessitent pas de frapper fort pour la saisie, mais en revanche laissent l'impression de ne pas avoir appuyé sur celles-ci. De plus, le revêtement noir des touches est très sensible aux traces de doigts.

Côté trackpad, le bouton a disparu, c'est maintenant la surface entière qui est cliquable. De plus, selon le côté du trackpad sur lequel on appuie, les clics gauche et droit sont gérés. Il supporte les gestuelles à plusieurs doigts (pour zoomer, effectuer des rotations, défiler, etc.).

Divers

J'ai vaguement testé l'iSight, pour laquelle je n'ai pas vraiment d'utilité, et la qualité d'image m'a paru correcte. Elle a les mêmes défauts que ses consœurs : bonne qualité en condition de bonne luminosité, trop de bruits et de saturation des couleurs lorsque la luminosité baisse.

Côté son, les enceintes intégrées sont plus que correctes. Ce n'est bien évidemment pas au niveau d'une installation sonore spécifique, mais le son montre assez haut et le rendu reste clair.

Les défauts

Le produit parfait n'existant pas, le MacBook Pro a quand même ses défauts.

Côté gestion automatique du processeur graphique à utiliser pour le rendu, il aurait été bien de pouvoir forcer une liste d'applications à ne pas basculer sur le processeur nVIDIA lors de leur lancement. Je pense en particulier à Skype (logiciel de communication en ligne) et NetNewsWire (aggrégateur de flux RSS) qui n'ont pas besoin d'une grande puissance graphique pour fonctionner. Sans ce problème, je pourrais sûrement avoir une autonomie plus élevée.

Si d'un point de vue esthétique le boitier unibody est agréable, il n'en va pas de même pour les dessous de poignets : la tranche entre le dessus du boitier et la bordure est à angle droit sans arrondi, et donc laisse une sensation désagréable d'entaillement lors de la frappe. Un léger arrondi n'aura pas été de refus.

Enfin, je tiens à relever une faute de goût de la part d'Apple : le portable est une belle machine en aluminium brossé (donc gris), mais les accessoires (adaptateur DVI -> VGA, alimentation, etc). sont d'un beau plastique blanc, qui si pris à part n'est pas moche, mais jure avec l'esthétique tout aluminium.

Ensuite, ce qui fâche : le prix des options. Avec l'ancienne gamme de MacBook Pro Unibody, il était possible de choisir à la place dur disque dur fourni tournant à 5400 tours/minute un disque dur de même capacité mais tournant à 7200 tours/minute, le tout pour une quarantaine d'euros de surcoût. Avec la nouvelle gamme, il faut choisir un disque dur plus gros (dans mon cas passer de 320 Go à 500 Go) pour pouvoir prendre un disque plus rapide. Et ça a un prix : 135 euros supplémentaires.
De même avec l'ancienne gamme, l'option dalle mate était à environ 45 euros (déjà, payer pour ne pas avoir de reflets…). Avec la nouvelle gamme, l'option dalle mate s'accompagne obligatoirement de l'option dalle haute définition (passage d'une définition de 1440x900 à 1680x1050). Bref, là aussi 135 euros de plus. Au total, 270 euros supplémentaires au coût initial de la machine.
Bien entendu, on ne parlera pas de la disparition des adaptateurs pour les écrans fournis par défaut (disparus depuis le début de la gamme Unibody, mon précédent MacBook Pro ayant été livré avec un adaptateur DVI vers VGA, toujours utile quand il faut brancher un rétroprojecteur au boulot).

Malgré ces problèmes d'options mal tarifées, le MacBook Pro Core i5 reste un très bon portable. Pour être franc, il est même à mon avis le meilleur ordinateur (à égalité avec mon MacBook Pro précédent) que j'ai eu jusqu'à présent. En revanche, tout ceci a un prix : comptez 2000 euros pour cette machine.