Présentation générale de l'iPhone 3G

L'iPhone 3G est le téléphone / iPod / terminal internet mobile développé par Apple. À moins d'avoir habité dans une cave pendant ces douze derniers mois, vous ne pouvez pas avoir échappé au buzz marketing ayant entouré sa sortie. Même les journaux télévisés se sont fendus de leur reportage sur les grands malades qui ont fait leur centaine de mètres de queue pour l'avoir le jour de sa sortie (alors que deux semaines après, il est plus facile de l'avoir sans poireauter pendant trois plombes).

Ce qui fait la renommé de l'iPhone 3G, c'est son interface. Entièrement tactile (non, ce n'est pas le premier appareil à proposer ce genre d'interface, ne seraient-ce que tous ceux sous Windows Mobile), très intuitive et multi-touch, ce dernier terme indiquant qu'elle supporte plusieurs points de contacts simultanés. Cette capacité permet par exemple de zoomer sur une photo ou une page web en rapprochant ou écartant deux doigts sur la surface tactile. De plus, cette interface à la possibilité avec certaines applications de basculer automatiquement en mode paysage quand on en fait de même avec l'iPhone.

Autre promesse de l'iPhone 3G, celle de la navigation Internet facile. Le navigateur intégré, Safari Mobile, permet de parcourir les pages web de la même manière qu'un navigateur classique. Il n'est donc plus la peine de ne choisir que des sites adaptés aux mobiles.

La saisie se fait à l'aide d'un clavier virtuel affiché à l'écran. Il propose une saisie prédictive, qui s'enrichit d'elle même au fur et à mesure que l'on refuse des proposition pour faire accepter la saisie de l'utilisateur. Ce clavier s'apprivoise assez rapidement, même si les gros doigts sont plus sujets aux erreurs, principalement quand l'iPhone est en mode portrait, entraînant un clavier plus étroit.

Pour la suite du texte, l'iPhone 3G essayé est un modèle doté du firmware 2.0.

Contenu de la boîte

  • L'iPhone.
  • Les écouteurs / micro, à changer pour des écouteurs de meilleure qualité.
  • Le câble de rechargement / synchronisation.
  • La station d'accueil, qui propose un connecteur Dock et une sortie stéréo. Et oui, plus les modèles vieillissent, moins ils sont fournis. C'est ça la magie Apple.
  • Le chargeur secteur, en fait un petit transformateur auquel on branche le câble de rechargement.
  • Une peau de chamois pour nettoyer l'écran, cet aimant à traces.
  • Les notices explicatives.
  • Deux autocollants Apple.

Différences avec l'iPhone de première génération

Les différences entre l'iPhone et l'iPhone 3G sont assez succinctes :

  • Un dos en plastique à la place du dos en aluminium et plastique.
  • Un dos arrondi au lieu d'un dos plat (ça facilite la prise en main).
  • Une prise casque qui n'est pas enfoncée dans le téléphone, donc il est maintenant possible d'utiliser n'importe quels écouteurs.
  • Les boutons de volume, passage en mode muet et mise en veille ont été légèrement revus.
  • La grille des hauts parleurs est plus large, permettant un son plus audible.
  • L'ajout d'un GPS (A-GPS : Assisted GPS).
  • Le support des normes UTMS (3G) et HSDPA (3G+).

Bref, pas d'énormes différences. Pour tout dire, un iPhone avec le firmware 2.0 est extrêmement proche de l'iPhone 3G, la 3G et le GPS en moins.

Connectivité sans-fil

L'iPhone propose quatres types de connexion sans fils :

  • WIFI : L'iPhone 3G est compatible avec la version « g » de cette norme. La sélection des réseaux sans fils disponibles se fait depuis le panneau de réglages. Le système supporte les modes de chiffrement WEP, WPA et WPA2 (apparemment uniquement avec une clé partagée pour ces deux derniers). Les performances semblent correcte bien que légèrement en dessous de celles de mon MacBook Pro. Mais pour un terminal mobile, c'est plus que suffisant.
  • EDGE : L'iPhone 3G est compatible avec cette évolution de la norme GPRS. En terme de performances, un essai sur http://speedtest.macbidouille.com/ me donne un taux de transfert de 216 kb/s (soit 27 ko/s) dans la périphérie toulousaine. Je précise ce dernier point parce que le taux de transfert va dépendre de l'encombrement de la cellule GSM à laquelle vous êtes connecté. À l'utilisation, même si ça ne vaut pas mon accès ADSL résidentiel, ça reste relativement confortable. Les sites remplis de photos risque en revanche de vous paraître bien long à charger.
  • UTMS (3G) / HSDPA (3G+) : L'iPhone 3G est aussi compatible avec ces normes de téléphonie mobile. Normalement, il est censé atteindre 384 kb/s en mode 3G et 3,6 Mb/s en mode 3G+. Autant je confirme que les performances en mode 3G sont atteintes sans difficultés, autant je ne peux rien dire sur le mode 3G+, mes essais ne m'ont permis d'atteindre que 450 kb/s. En revanche, lors de ces essais je n'avais que deux barres sur cinq en réception. Il faudrait que je puisse faire un essai avec une meilleure réception.
  • Bluetooth : C'est la vaste blague du jour. L'implémentation Bluetooth sur l'iPhone 3G ne supporte que les oreillettes. Votre casque stéréo AD2P pour la fonction iPod : non; transférer des fichiers depuis ou vers un autre téléphone : non; un récepteur GPS : non; etc.

Côté gestion des normes GSM, l'iPhone aura le comportement suivant : s'il peut se connecter en 3G / 3G+, il le fera. Si ça ne passe pas, il essayera le mode EDGE. Si ça ne passe toujours pas, il essayera le mode GPRS. Et si jamais ça ne passe toujours pas, il coupera le mode données GSM (en revanche il laissera le WIFI activé).

Présentation des applications fournies

  • Téléphone : Cette application sert à… téléphoner. Cette aussi cette application qui permet de gérer le carnet d'adresse, la liste des appels manqués, reçus ou passés, ainsi que l'accès à la messagerie visuelle. Cette dernière fonction, disponible uniquement si l'iPhone 3G a accès à un quelconque mode données GSM (GPRS / EDGE / UTMS / HSDPA), permet de voir les messages sur le répondeur, et de les écouter / supprimer dans l'ordre que l'on souhaite.
  • Courrier : Le client de messagerie de l'iPhone. Cette application supporte de manière directe les messageries Yahoo, Google Mail (en POP3), MobileMe, AOL et Exchange. Si vous ne trouvez pas votre bonheur dedans, il reste possible de configurer n'importe quel compte mail qui se conforme aux normes POP3 ou IMAP. Dans ce dernier cas, les dossiers distants sont bien entendu parfaitement gérés, si ce n'est qu'il n'est pas possible d'en rajouter.
  • Safari : Le navigateur de l'iPhone qui se comporte comme un vrai navigateur d'ordinateur : lecture des sites Internet « normaux », support des vidéos au format QuickTime, gestion des signets, cookies et onglets (pages multiples dans le cas de l'iPhone). Il est possible de basculer en position paysage afin de bénéficier d'un affichage confortable. De plus, Safari supporte le zoom sur la page consultée, et un double tap sur une zone de texte (colonne, bloc de texte) de manière à l'afficher le plus confortablement possible à l'écran.
  • iPod : Le lecteur multimédia de l'iPhone. Finie la molette tactile, maintenant l'iPod se pilote directement à l'écran. En mode portrait, il propose la liste des médias (musiques, vidéos, podcasts) classée par auteur, genre, titre, etc. Concernant ce point, les fichiers audio ne sont pas rangés par répertoires sur l'espace de stockage, mais l'iPod de sert des métadonnées pour tout classer. Donc renseignez les bien si vous voulez vous y retrouver. En mode paysage, il bascule sur le mode Coverflow qui permet de parcourir les albums par leurs pochettes. Un tap sur la pochette la retourne et affiche les pistes disponibles. Un autre tap sur la piste lance la lecture de cette dernière. En mode lecture, la pochette de l'album est affichée en fond, avec les contrôles (piste précédente, lecture / pause, piste suivante et volume) en surimpression. Lors de la lecture de vidéos, l'écran bascule automatiquement en mode paysage. Si un appel est reçu pendant la lecture, le volume de celle-ci baisse avant d'être stoppée, et la sonnerie retenti dans les écouteurs. Une fois l'appel terminé, la musique reprend là où on l'avait laissé.
  • Texte : Cette application gère l'envoi de SMS (mais pas de MMS). Les échanges avec un même interlocuteur sont présentés sous la forme de bulles de discussions (berk).
  • Calendrier : Une application d'agenda électronique. À l'aide de la synchronisation avec votre ordinateur, il est possible d'accéder à vos différents calendrier, voire d'ajouter de nouveaux événements.
  • Photos : Cette application permet de visualiser les photos prises avec l'iPhone, ainsi que celles qui ont été synchronisées depuis votre ordinateur. Il est possible pour chaque photo de zoomer dessus, basculer en mode paysage ou portrait, de l'affecter à un contact ou de l'envoyer par mail.
  • Appareil photo : Cette application permet de prendre des photos, en mode portrait ou paysage. En ce qui concerne la récupération des photos prises par l'iPhone, il semblerait que celui-ci se conforme à la norme PTP, et donc que tout logiciel gérant cette norme soit capable de les récupérer (iPhoto / Transfert d'images pour Mac OS X, l'assistant de Windows pour Windows). Côté qualité, l'iPhone est doté d'un capteur de 2 mégapixels, prenant des photos en 1600x1200. La qualité est relativement correcte quand la luminosité est suffisante, mais baisse rapidement quand il fait sombre du fait de l'absence de flash. Un exemple de photo prise avec l'iPhone est disponible ici.
  • YouTube : Cette application permet de rechercher / visualiser les vidéos présentes sur YouTube, dans un format adapté à l'iPhone. Application déconseillée si vous n'êtes pas couvert par un réseau WIFI.
  • Bourse : Une application permettant de suivre le cours de la bourse.
  • Plans : Il s'agit simplement de Google Maps pour l'iPhone. Cette application gère les itinéraires, et possède la possibilité de se localiser (la fonction de localisation est abordée plus loin).
  • Contacts : La gestion des contacts à l'identique que l'onglet de même nom de l'application de téléphonie. La grande question est : à quoi bon dupliquer cette fonctionnalité ?
  • Météo : Une application de prévisions météo.
  • Horloge : Ben… une horloge qui permet d'avoir l'heure de différents fuseaux horaires.
  • Calculette : Une calculatrice basique.
  • Notes : Une application de prise de notes.
  • Réglages : L'application permettant de configurer l'iPhone.
  • iTunes : Cette application permet d'accéder à l'iTunes Store depuis votre iPhone. Il y est possible d'acheter uniquement des musiques (pas de vidéos), d'en écouter un extrait, et de les télécharger sur l'iPhone après achat. À noter, cette application ne fonctionne que si un réseau WIFI est disponible.
  • App Store : Cette application permet d'accèder à l'App Store depuis votre iPhone. Il est possible de télécharger des applications payantes ou gratuites sur votre iPhone. En revanche, le téléchargement d'applications faisant plus de 10 Mo n'est autorisé que si l'iPhone est connecté en WIFI.

Qualité audio

La qualité audio de l'iPod est tout à fait correcte si on prend la peine de se débarrasser des écouteurs fournis avec. J'utilise donc les Philips SHE8500 que j'avais acheté pour mon iPod Nano 2 Go. Le défaut de ne pas utiliser les écouteurs de l'iPhone est que l'on perd le micro intégré. Si un appel arrive pendant qu'on écoute de la musique, il faut juste penser à enlever un écouteur d'une oreille avant de répondre. Le son ne sortira pas par le haut-parleur de l'iPhone mais par l'autre écouteur. Ça surprend juste quelques instants d'avoir le téléphone collé à une oreille et avoir le son qui arrive par l'autre.

Côté téléphone, la qualité audio est à mon avis dans les standards du genre. Du moins elle ne me parait ni plus mauvaise ni meilleure qu'avec un autre téléphone.

Les défauts et manques

Pour des raisons de facilités de mise à jour et de lisibilité, cette section a été déplacée dans un billet dédié : Les bugs et manques de l'iPhone.

Ajout d'applications tierces

Jusqu'à la sortie du firmware 2.0, il n'était pas possible d'installer d'applications sur l'iPhone 3G, tout du moins de manière officielle, d'autres solutions plus ou moins légales étant disponibles. Il existait un pis-aller, qui était l'utilisation d'applications webs, et qui donc nécessitaient d'être accédées par l'intermédiaire de Safari. Avec le firmware 2.0 est apparu l'App Store, permettant d'installer de véritables applications sur l'iPhone 3G. Si cette possibilité apporte un véritable souffle d'air à la plateforme mobile d'Apple, elle souffre néanmoins de quelques limitations :

  • L'impossibilité d'installer des applications par d'autres moyens que l'App Store.
  • Le fait que le programme développeur soit payant si on veut pouvoir distribuer ses applications (à partir de 79 € par an).
  • Des limitations technique pour les applications : pas de plugins, pas de code interprété, accès uniquement à un répertoire dédié à chaque application (bac à sable), etc.

La localisation

L'iPhone 3G supporte 3 méthodes de localisation de l'utilisateur, donc deux son accessibles à l'iPhone de première génération à l'aide du firmware 2.0 :

  • Utilisation des émetteurs GSM : l'iPhone 3G peut demander aux émetteurs GSM leur localisation, et estimer par triangulation sa position probable. Selon le nombre d'émetteur en vue, la précision de la localisation va de nulle (aucune localisation possible, ou bien absolument pas là où on se trouve réellement) à un cercle d'environ 200 ou 300 mètres de diamètre. Bref, on sait vaguement où on se situe, mais ça ne sert pas à grand chose. Par contre, il arrive qu'à certains rares endroit la localisation soit précise à environ une centaine de mètre).
  • Utilisation des bornes WIFI : si l'iPhone 3G a des bornes WIFI en vue, il peut se servir de la base de données de Skyhook pour se localiser plus précisément. D'ailleurs, vous pouvez vous même améliorer la base de donnée vous même en soumettant les localisation des bornes WIFI pour lesquelles vous connaissez les coordonnées : Submit Wi-Fi AP. Côté précision, on peut connaitre sa localisation estimative dans un cercle d'un diamètre d'environ 50 à 100 mètres de diamètre. Ça commence à devenir plus utilisable.
  • Utilisation du GPS : plus précisément, l'iPhone utilise un système A-GPS (Assisted GPS). Concrètement, cela signifie que le calcul initial de la position du récepteur GPS est déléguée à un serveur externe, qui va se servir des information de localisation moins précises provenant du téléphone (exemple, via la méthode des émetteurs GSM), et éventuellement transférer un éphéméride de la position des satellites GPS au récepteur, ceci dans le but d'accélérer le calcul de cette position initiale. Une fois ceci fait, le récepteur GPS fonctionne de manière tout à fait standard. Côté iPhone, la précision GPS va d'environ 2 mètres à une vingtaine de mètres en fonction de l'environnement. L'application Plans place un cercle bleuté qui indique la marge d'erreur de la localisation, qui est environ d'un diamètre de 10 à 20 mètres. En revanche, le récepteur manque vraiment de sensibilité : entre quatre murs, il ne sert plus à rien.

Côté gestion de la localisation par les applications standards de l'iPhone 3G, seules les applications Plans et Photos s'en servent, la première pour vous positionner sur la carte, la seconde pour sauver les coordonnées de la prise de vue dans les données EXIF de la photo.

Petite conclusion

Pour conclure, le petit mot de la fin. L'iPhone 3G est un téléphone qui a murit par rapport à son aîné, pour ne pas dire que c'est ce modèle qui aurait dû être le premier. Il a ses défauts, certes, mais ceux-ci me semblent contrebalancés par ces autres qualités, celles qui font de ces appareil un terminal mobile plutôt puissant et intuitif à utiliser. En terme de prix, ça commence à 149 euros pour le modèle 8 Go (pour un nouvel abonné Orange)et 49 euros par mois pour l'abonnement avec accès illimité (dans la limite - ah ah - de 500 Mo par mois sous peine de réduction du débit) à Internet.

L'autre solution, si vous avez un téléphone qui vous convient très bien, et d'acheter un iPod Touch. Vous aurez alors un iPhone sans la partie téléphonie, mais aussi sans abonnement spécifique.

La suite

Essai de l'iPhone 3GS