Les précédentes journées…

Après une journée à ne rien faire de particulier, à part cuire bronzer, et profiter de la piscine (dont l'eau aussi dessalée que celle de la douche se permet d'être à une température quasi-équivalente à celle de l'air), puis se coucher tôt, il va falloir se lever avant le soleil pour le départ.

Donc, le lendemain, après un sommaire petit-déjeuner nocturne, un bus nous amène à un « aérodrome » : une piste (en dur), une cabane bar / toilettes, et un manche à air. Là nous attendent deux avions bimoteurs, au confort intérieur spartiate.

Avion pour le safari

Décollage, vol pendant une heure avec une pause à l'aéroport de Mombasa le temps de faire le plein, survol de la savane et de quelques villages masaïs, reconnaissables facilement grâce à leur forme circulaire, puis atterrissage au milieu des troupeaux de zèbres (de Grant) et de buffles. L'aérodrome est le même qu'au départ, la piste en dur et la cabane en moins. Première chose qui frappe quand on sort de l'avion : il fait meilleur qu'à l'hôtel, pour ne pas dire bon. Il faut dire que nous sommes à 1200 mètres d'altitude. Deuxième chose, la vue. Bienvenue dans la réserve de Kimana, située sur des terres masaïes.

Kilimandjaro à l'atterrissage

Un minibus de neuf places avec de grandes baies coulissantes (donc pratiques) nous amène au lodge afin que nous puissions poser nos affaires et assister à une petite réunion de bienvenue et d'information. Après cette réunion, nous avons une petite demi-heure pour visiter le lodge tranquillement, admirer sa faune d'écureuils, geckos et un superbe agame des colons.

Agame des colons

Enfin, nous partons pour notre première excursion, qui aura lieu de 10h à 12h30, juste avant la pleine chaleur de la journée. Nous partons à six véhicules qui se séparent rapidement, et cherchons nos premiers animaux. Notre guide / chauffeur fait un travail remarquable : il repère certains animaux (même les plus petits oiseaux) de loin, donne quelques informations sur ceux-ci (poids, espérance de vie), et s'arrête suffisamment longtemps pour que l'on puisse les mitrailler sans relâche. La faune est relativement variée, surtout en grands herbivores : zèbres, buffles, gnous, girafes, gazelles de Grant, kobs à croissant, et un premier éléphant, vu de très loin, et s'abritant de la chaleur à l'ombre d'un acacia. On croise même des phacochères, surnommés localement « Kenya express » : ils fuient avant même notre approche, et nous les verrons principalement de loin, et de dos. La population animale majoritaire reste celle des zèbres. Ils sont partout, et nombreux.

Zèbre de Grant

Girafe

Choucador superbe

Puis vient l'heure de rentrer au lodge pour se restaurer. Le repas pris, nous avons quartier libre jusqu'à 16h, moment de la deuxième excursion de la journée. Nous l'occupons utilement à essayer d'enlever la majeure partie de la poussière qui s'est déposée sur nous et faire une petite sieste réparatrice. D'ailleurs, si un jour, vous partez en safari, attention à vos appareils photo / camescopes, la poussière se dépose partout. Je pense surtout à ceux qui ont des reflex : oubliez tout changement d'objectif sur place, c'est un coup à pourrir le capteur, et investissez dans un Skylight pour au moins protéger la lentille frontale de l'objectif (la partie filtration des UV étant accessoire). Puis, à 16h, une nouvelle excursion commence. Tout d'abord, nous nous dirigeons vers un autre lodge afin d'apercevoir des hippopotames en liberté. Nous somme guidés en forêt, le long d'une rivière, par un Masaï en tenue traditionnelle et le téléphone portable à la ceinture. Situation qui semble beaucoup amuser les touristes et le Masaï même.

Masaï

Nous restons une bonne demi-heure à regarder les hippopotames et à rater de peu des crocodiles (oui, ça fait long), avant de repartir. Notre nouvelle destination est un centre de soin et de réintroduction de félins. La région étant en déficit de félins, un programme de réintroduction est en cours à partir d'animaux nés et élevés en captivité. Le centre accueille pour le moment un lion et deux lionnes. Ce sont les seuls félins que nous verrons de tout notre séjour, et encore ces derniers sont en captivité. Le lendemain, le guide nous montrera des traces de pas de guépard, nous prouvant qu'ils ne sont pas totalement absents. Pour la petite histoire, les Rangers n'ont pas le droit de chasser pour nourrir leurs trois lions, mais doivent se fournir auprès des Masaïs en carcasses de chèvres, gnous ou zèbres.

Là, notre deuxième excursion de la journée est terminée. La déception du groupe est palpable, et nous demandons au guide s'il pourrait nous montrer des éléphants de plus près, lors de notre excursion matinale du lendemain. Celui-ci nous dit qu'il essayera, mais sans garantie de succès (et pour cause, difficile d'avoir des animaux en liberté sur commande). Repas, puis dodo : il faudra se lever avant le soleil une fois de plus.

Le lendemain, après le petit déjeuner, nous récupérons nos bagages et partons pour notre dernière excursion. Cette fois-ci, le guide trace son chemin sans trop se préoccuper des animaux croisés. On sent qu'il a la pression, et veut à tout prix nous trouver des éléphants. Et, au bout d'un moment et détour d'un virage : ils sont là, nos premiers éléphants vus de près. Tout le monde est content dans le bus, le guide compris. Nous prenons notre lot de photos, ces mastodontes nous avaient manqués.

Éléphant

Une fois les éléphants vus et photographiés sous toutes les coutures (y compris avec le Kilimandjaro en fond), nous pouvons reprendre notre route tranquillement. Nous croisons peu de nouveaux animaux, à part des otocyons, autrement appelés « renards à oreilles de chauve-souris ». Nous en profitons pour faire une pause « bush toilets » au Hemingway Animal Museum. Sous l'ombre d'un acacia, les ossements des divers gros mammifères que l'on trouve dans la savane. Ce « musée » est un hommage à l'œuvre d'Hemingway : « Les neiges du Kilimandjaro ». Enfin, nous partons prendre l'avion afin de rentrer à notre hôtel. Le reste de la journée sera rempli par une sieste (on passe notre temps à se lever aux aurores dans ce pays), puis d'un tour à la piscine afin de nous « rafraichir ». Puis de nouveau dodo tôt, il va encore falloir se lever avant le soleil le lendemain.

La suite…