Fonte des glaces et montée des océans

Pour couper court aux idées reçues, toutes les glaces ne vont pas entrainer une montée du niveau des eaux. Par exemple, la fonte de la banquise Arctique ne changera rien, tout comme un glaçon fondant dans un verre d'eau ne fait pas monter le niveau de celle-ci. Tout ça à cause du principe d'Archimède : le glaçon flottant à fait monter le niveau de l'eau par sa seule présence. En fondant, le volume qu'il occupait dans l'eau est remplacé par son propre volume. Donc aucun transfert de volume, le niveau de l'eau ne change pas.

En revanche, il existe de grands réservoirs de glaces qui ne sont pas sur l'eau et dont la fonte va entrainer un transfert de leur volume vers les océans, entrainant leur montée. Il s'agit des calottes polaires (les plus importantes étant celles qui recouvrent le Groenland et le continent Antarctique) et des glaciers.

Une autre raison de la montée des océans, qui n'a rien à voir avec la fonte des glaces, est la dilatation de l'eau sous l'effet de la température. On estime qu'une élévation de 1°C entrainerait une monté de l'eau de 1 mètre.

Ma ville aura-t-elle une plage à proximité ?

Pour savoir si vos vacances lors de chauds étés pourront être passées à la nouvelle plage près de chez vous (ou bien si vous aurez besoin de revoir l'étanchéité de votre demeure), il existe des simulateurs de montée des océans.

Le premier, tout simplement appelé Flood Maps se base sur Google Maps pour la partie cartographie, et sur des données prises avec un radar altimétriques de la NASA pour le calcul des zones recouvertes. Ce simulateur permet de simuler une montée des eaux de 0 mètres (situation actuelle) à 14 mètres. Un petit bémol concernant les mesures. L'altitude étant calculée par un écho radar, les villes ont une altitude exagérément haute (à cause de la hauteur des bâtiments en dur). Dans ce cas, la ville sera sauvée des eaux par le simulateur alors qu'elle ressemblera à une Venise ayant mal tournée en réalité. Au contraire, les zones désertiques sableuses peuvent avoir une altitude exagérément basse : les ondes radars traversent le sable avant de tomber sur une zone suffisamment dense pour renvoyer le signal. Donc si vous voyez de grands lacs au milieu du Sahara, c'est normal.

Le deuxième simulateur est fourni par le Department of Geosciences Environmental Studies Laboratory. Celui-ci propose une montée des eaux comprise entre 0 et 6 mètres, mais reste plus lisible que le premier.