Dans les faits
Actuellement, chaque personne ayant un travail paye diverses cotisations, dont certaines vont soit à l'assurance chômage, soit à l'assurance maladie. Le but de ces cotisations est d'être couvert en cas de problème, comme une maladie ou la perte de son travail. Je vais ici laisser de côté l'assurance chômage, et me concentrer sur l'assurance maladie.
Si une personne nécessite des soins, quelle qu'en soit la cause, l'assurance maladie prendra en partie ou en totalité le cout des soins à sa charge. Le fondement de l'idée est bon : il s'agit de permettre à tous l'accès aux soins contre une modeste contribution, les gens en bonne santé finançant les malades ou accidentés. C'est ce qu'on appelle l'effort de solidarité. Le point faible de cette méthode est que la cause de la maladie ou l'accident n'est pas prise en compte : un comportement irresponsable sera autant pris en compte qu'un imprévu.
Comportement irresponsable et charge pour la collectivité.
Le principe de base de l'assurance maladie est bon et n'est pas à remettre en cause. Rassurez-vous, je ne ferai pas ici l'éloge des mutuelles privées sur une assurance maladie publique. Mon souhait n'est pas de remettre en cause cette dernière, mais de voir comment pourrait-on améliorer ses finances.
Prenons un exemple concret : Paul n'aime pas conduire avec une ceinture de sécurité. Il trouve que ça fait ringard, que ça lui ôte sa sensation de liberté de conduire cheveux au vent et coude à la portière. Bref, ça ne fait pas « in ». Un jour, Paul a un accident, de sa faute ou non, là n'est pas le propos, et est violemment projeté contre le volant. De deux choses : ou il meurt sur le coup, ou il est blessé/handicapé et doit être pris en charge.
Dans le premier cas, la question est réglée. Il a voulu faire l'andouille, il en est mort, tant pis pour lui, ce n'est pas faute d'avoir été prévenu.
Dans le deuxième des cas, sa prise en charge va être en partie effectuée par l'assurance maladie. Donc, de par un comportement irresponsable, il va couter une certaine somme à la collectivité, somme qui pourra être lourde dans le cas d'un important handicap résultant de l'accident.
Solution proposée
Vous devez surement voir où je souhaite en venir. Ce que je propose est simplement d'associer la prise en charge par la collectivité à des conditions. Je souhaite que la collectivité ne prenne en charge que les aléas de l'existence pour lesquels on n'a pas une part active, et que les comportements à risques ne soient pas couverts par la collectivité, mais par une assurance ou une mutuelle optionnelle privée à la charge de la personne. Et si elle n'a pas voulu prendre d'assurance pour ça, que les frais soient intégralement à sa charge.
Cette idée n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été soumise sous différentes formes :
- Les personnes devant être rapatriées en urgence par les secours n'auraient pas droit à la gratuité de ces secours si la cause de ce rapatriement leur était imputable. Cette idée avait été soulevée après qu'un groupe de skieurs hors pistes se soit retrouvé coincé quelques jours après une avalanche.
- Les personnes pratiquant un sport à risque ne devraient pas être pris en charge par l'assurance maladie. Cette idée date de je ne sais plus combien d'années, et avait été proposée par le gouvernement en place à l'époque afin de limiter le trou de la Sécurité Sociale. Je ne veux pas aller jusqu'à cet extrême. Un sport à risques pourrait très bien être pris en charge par la collectivité, à condition que les précautions élémentaires soient prises : ok pour couvrir une personne faisant de l'escalade avec tout le matériel nécessaire, pas ok pour couvrir ceux qui grimpent à mains nues sans assurance et cordage.
En fait, je pense que dissocier couverture collective et responsabilité personnelle lors des prises de risques volontaires est une bonne chose. On ne peut pas dire “je veux ma liberté de conduire une moto sans casque” et venir ensuite réclamer une aide auprès de la collectivité quand on se plante.
Autres exemples possibles
Les fumeurs : suppression de la prise en charge des soins pour les fumeurs dans le cas où ces soins sont imputables à l'état de fumeur. En revanche, suivre une thérapie de désintoxication sérieuse devrait pouvoir redonner accès à la prise en charge des soins. Pour la taxation du tabac, celle-ci serait maintenue, et les revenus iraient directement à l'assurance maladie et pourraient servir à financer les soins pour les victimes du tabagisme passif. L'idée est la même pour la surconsommation d'alcool ou de drogues licites ou illicites.
Sécurité routière : suppression de la prise en charge des soins pour les personnes accidentées, et n'ayant pas au moment de l'accident leur ceinture de sécurité / casque, ou conduisant sous l'influence de l'alcool ou autres psychotropes.
Commentaires
Ah bah tient ça c' est marrant parce que j' y pensais y' a pas plus d' une heure ou deux : j' étais en voiture sur une route fréquentée de campagne, quelqu' un m' a doublé et si je n' avais pas freiné pour lui laisser la place de se rabattre, il se serait accidenté avec la voiture venant en sens inverse, à ce moment là je me suis dis : "et dire que si ce *** avait eu un accident il aurait fallu lui payer ses soins". Je partage complètement ton avis.
ManuOui, d'ailleurs faudrait même faire un fichier où seraient consignés, entre autres, les comportements « à risques », et ce dès la naissance..
On éviterait ainsi les contestations quant à l'application de ce nouveau mode de prise en charge.
FernandPour être honnête, je ne sais pas trop comment prendre ce commentaire, il me laisse perplexe. Bref, je vais faire comme s'il fallait le prendre au premier degré, et tenter d'y répondre.
Un fichier consignant les comportements à risque est bien entendu excessif, et je suppose que vous jouez sur ce terme au vu de l'actualité (le fichier EDVIGE, pour les lecteurs de dans quelques mois / années).
On sait à peut près quand un comportement est à risque et quand il ne l'est pas. Si le doute subsiste, rien n'empêche un collectif d'expert (je ne sais pas, un panel tiré de l'assurance maladie, des assurances privées, etc) de décider si dans le cas d'une affection (par exemple) ça peut venir de pas de chance ou bien d'un lourd passif de fumeur / buveur / whatever.
Dans tous les cas, l'assuré devrait avoir droit au bénéfice du doute, et être couvert par la société si rien n'a pu être dégagé. Dans tous les cas, je ne suis pas pour que la société ai à payer les frais d'un comportement ouvertement stupide.
Arnaud Boudouje comprnd un peu votre raisonnnement mais je n'y adère pas , je m'explique ,moi étant handicapés d'un bras a vie j'ai hu un accident de moto avec une tierce personne qui a été reconnu responsable , le fait est que il fallu que raprene tout de la main gauche et vu les supvention de l'état qui ne sont très mirobolante cela ma rédui mon champ d'activité considerablement , donc c'est pour expliquer qu'en touchant une rente d'invalidité et étant demandeure d'emploi j'en est vu des verte et des pas mure , et je n'est pas retrouvé d'emploi vue que j'ai plus qu'un bras qui fonctionne d'ou quand se présente a entretien d'embauche , vu tout les comportements des patrons on se demande se qu'on fout la .Je suis pas la pour dénigré mais quand on a une famille a charge et des enfants c'est dure a vivre surtout avec ce que touche .
bastioun